Les documentaires

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  Matin de 10h30 à 12h Après midi à partir de 14h15
Dimanche 28 juillet  

Vostok n°20

d’Elisabeth Silveiro
49′

RN 193

de Lionel Dumas-Perini – 52′

Viril.e.s.

de Julie Allione
71′

Lundi 29 juillet  

Estrellas del semaforo

de Margot Cami – 52’

A Castagna libara

de Frederika Sonza
52’

Les Flammes
du Paradis
59’
de Jean Froment
Mardi 30 juillet

Pa lagé non timoun

J. et A. Van Glabeke, A. Scaviner – 27’


Ai-je le droit d’avoir
des droits?

de Catherine Rechard
76’


Tahiti

de Latifa Said

16’


Comme tout le monde

de Philippe Dinh et Patrick Muller

52’


From toilets
to stages

de Vincent Philippart
80’

Mercredi 31 juillet  


Soigner en terre étrangère

de Coline Morand
55’


Junior

de Paul Lacoste
51’


Island road

1h15’
de Francescu Artily
Jeudi 1er août

Mounana, les blessures invisibles

78’
d’Eric Michel


Là où vivent les fantômes 20’
de Lucie Bénichou


Porta luntanu 
la vista

57’
de Michel Ristori

Loups et moutons :
des solutions?

54’
d’Axel Falguier


Un lien qui
nous élève

88’
d’Oliver Dickinson

Vendredi 2 août

La tribu des
quatre vagues

26’
de Jonathan Bougard


Rebelle de la science

61’
de David Deroy

Samaritain

51’
de Julien Menanteau


Je n’aime plus
la mer

68’
d’Idriss Gabel


Incertains voyages

52’
d’Anne de Giafferri

 

Vostok n°20 

De Elisabeth Silveiro  – France, 2018, 48min

Le quotidien dans un wagon de troisième classe du Transsibérien, nommé Vostok N°20. Entre inconfort, repas partagés, ennui et confidences à des inconnus, on passe le temps comme on peut. Un grand voyage à travers la Russie, ses quatre saisons qui défilent en six jours et ses sept fuseaux horaires.Dans un souffle, une voix de femme qui, grâce à des poèmes de Marina Tsvetaïeva, éclaire les sentiments des passagers : leur solitude, leurs désirs de liberté et d’amour.
Dans ce convoi aussi ordinaire que mythique, la Russie des auteurs se confond avec celle des passagers, héros anonymes du Transsibérien.

 

RN 193 

De Lionel Dumas Perini – France, 2018, 52min

Empruntée chaque jour par des milliers de Corses et de touristes, la Route Nationale 193 qui relie Bastia à Ajaccio et vice-versa – aujourd’hui Route Territoriale 20 – est depuis longtemps la colonne vertébrale de l’île en termes de transport. C’est en écumant ce tronçon de bitume dans le sens nord/sud que nous allons découvrir une histoire de la Corse d’hier et d’aujourd’hui, hors des sentiers battus (l’expression dans ce cas n’est sans doute pas la plus appropriée…), à travers des personnages choisis par le réalisateur lors de ses allées et venues entre les deux capitales de l’île, ou peut-être par des personnes qu’il rencontrera à l’occasion de son tournage. C’est parce qu’ils sont au bord de la route qu’ils seront au centre du film, et dans leur diversité, ils traduisent le regard complexe et multifacettes du réalisateur sur son île. Le regard attendri, parfois sévère, toujours interrogatif, en recherche de véracité d’un jeune Corse trentenaire qui a déjà beaucoup voyagé, et qui tentera, loin des paillettes de la carte postale ou du road movie insolite, de montrer cette réalité de l’île finalement assez méconnue, qu’on ne prend pas le temps de voir sans doute parce qu’on n’a pas envie de la voir.

 

Viril.e.s

De Julie Allione – France, 2018, 1h11

Viril.e.s est une invitation à penser – sur un territoire donné, la Corse – le mythe du féminin et celui de la virilité. Dans Viril.e.s il y a des hommes virils, des femmes qui aiment ça, des jeunes filles révoltées, des garçons qui roulent des mécaniques, et plein de gens qui se posent des questions.

 

Estrellas del semaforo 

De Margot Cami – France, 2018, 52 min

De la Colombie à l’Argentine des circassiens ont choisi la rue comme lieu de rencontre, de création et d’espace scénique. Leur parcours est hors du commun et leur mode de vie diffère des normes sociales établies. Ils défendent un mode de vie alternatif en se produisant au carrefour. Les étoiles du feu rouge ont des destins qui s’entrecroisent au cours de leur voyage en Amérique Latine. Leurs espoirs et leur rêves prennent vie jusqu’à traverser un océan…

 

A Castagna libara

De Fredrika Sonza – France, 2018, 52 min

Joseph est un pêcheur vivant sur la plage dans un cabanon au sud du golfe d’Ajaccio, la Castagna. Un cabanon qui lui vient de son père, lui aussi pêcheur. Un territoire bien fragile car sans acte de propriété et qui est désormais entouré de villas de millionnaires regardant avec un œil réprobateur l’immense fatras de filets, de bouées, de cordes… Un territoire également fragilisé par l’envie d’autres Corses d’installer une paillote restaurant, bref un lieu en sursis face à la modernité et au « développement ». De juin à fin octobre c’est la « saison » de Joseph, son cabanon est peuplé d’une faune hétéroclite et magnifique, pour laquelle se réunir à un sens. C’est la quête d’une utopie que l’on vit dans ce lieu unique décrété « la république libre de Castagna ». Une république fragile comme l’île, une république assiégée, mais un petit territoire peuplé de « guerriers de la vie ». Joseph est le roi bohème de ce lieu, mais surtout d’une culture et d’une manière de vivre.

 

Les flammes du paradis

De Jean Froment – France, 2018, 59 min 

En Corse, la déprise agricole commencée à la fin du XIXe siècle s’aggrave avec l’hémorragie de la 1ère guerre mondiale et se prolonge jusque dans les années 60. Les jeunes partent dans les colonies ou deviennent fonctionnaires et tout autour des villages le milieu naturel qui était propre et qui était la source des activités agro-sylvo-pastoral s’embroussaille. Avec pour corolaire l’aggravation des incendies, devenus plus fréquents, mais aussi plus importants. L’histoire des FORSAPS, les Forestiers-Sapeurs de Corse, est intimement liée à l’évolution de la société insulaire. Créé au début des années 1970, ce corps de métier vient pallier l’absence des hommes sur la terre. Entre l’automne et le printemps, les hommes en jaune œuvrent à la prévention des incendies afin que les massifs forestiers puissent traverser la période estivale sans trop de dommages.

 

Pa lagé non timoun / Ne lâche pas mon petit 

De Joséphine Van Glabeke, Alan Scaviner, France, 2018, 27 min

À travers le récit de l’Haïtienne Michaëlle de Verteuil, à l’origine des écoles Paradis des Indiens au village des Abricots, se dessine le quotidien des Abricots, celui de l’écolier Maxime, des pêcheurs Ayou et Sélo, et de ce pays à l’écologie humaine fragile, en proie au « madichon », à la malédiction. « Pa lagé non timoun » est un documentaire où la contemplation invite le spectateur à s’interroger sur le rapport entre l’Homme et son territoire, entre l’Homme et la nature.

 

 

 Ai-je le droit d’avoir des droits?

De Catherine Rechard – France, 2018, 76min

De prison en prison, plusieurs fois par semaine, des avocats se rendent au parloir pour rencontrer les clients qu’ils accompagnent dans leur détention. Présents à leurs côtés après le procès et tout au long de leur peine, ils assurent ainsi une forme de « service après vente ». Le droit n’est entré en prison que dans le milieu des années 90 et les avocats sont encore peu nombreux à exercer dans cette spécialité. Alors, à l’intérieur des murs, des détenus s’emparent du droit et entreprennent seuls des procédures juridiques et contentieuses ouvrant pour certains de nouvelles perspectives.

 

Tahiti

De Latifa Said  – Algérie, 2018, 16min

Tahiti, 35 ans, est camerounais. Attaché à l’histoire mythique de l’Algérie, il a quitté son pays d’origine pour y vivre. Sans papiers depuis dix ans déjà, il tente de joindre les deux bouts en travaillant au sein de l’Aéro-Habitat d’Alger où il vit aussi. Désillusionné et déçu par son accueil, Tahiti projette de retourner au Cameroun pour retrouver enfin sa famille.

 

Comme tout le monde 

de Philippe Dinh et Patrick Muller  – France, 2018, 52min

20.000 jeunes sont sans domicile, soit 35% de la population sans domicile. « Comme tout le monde » est le témoignage de trois de ces jeunes : Kenny, Loubna et Mickaël. Trois destins liés près du centre Beaubourg, au fil des rencontres, amours et galères qui ponctuaient leur quotidien.

 

From toilets to stages 

de Vincent Philippart – Belgique, 2018, 1h23

Quoi de plus banal aux yeux de beaucoup qu’un festival de musique ? Ancré dans la culture populaire depuis Woodstock, ces lieux ne renfermeraient plus que divertissement et culture de masse ? Toute contestation a-t-elle disparue de l’ADN de ces évènements ? Ce microcosme n’est-il pas aussi le reflet de la société, son évolution, ses enjeux, ses dérives, ses excès ?

 

Soigner en terre étrangère 

de Coline Morand – France, 2018, 55min

L’école de la Croix-Rouge de Saint-Étienne (42) forme, entre autres, des étudiants infirmiers. En fin de deuxième année, cette école propose à ses élèves un stage de cinq semaines à l’étranger, hors Europe. Fanny et Sandra ont choisi le Bénin. Destination : un petit dispensaire situé dans un bidonville près de Cotonou. Plus qu’une expérience professionnelle, c’est un voyage initiatique qui change leur perception du monde mais aussi d’elles-mêmes, à travers le prisme du rapport aux soins.

 

Junior

de Paul Lacoste – France, 2019, 51min

Synopsis :Quelques semaines avant l’élection présidentielle de 2017, Théo, désormais parisien, demande à son père resté à Toulouse de bien vouloir accepter sa procuration de vote. Or Paul est de Gauche tendance internationaliste. Et Théo, son fils ainé, du haut de ses vingt ans, se proclame de Droite, tendance souverainiste.

 

 

Island Road 

De Francescu Artilly – France, 2019, 1h13 

Dans le bayou, sur la côte Est de la Louisiane, l’Isle de Jean Charles est une langue de terre qui s’enfonce peu à peu dans la mer. La vocation du lieu est la pêche depuis le 18ème siècle. 
En dépit des catastrophes naturelles et des intérêts économiques de quelques-uns, les derniers résidents, descendants des communautés indiennes Choctaw, Biloxi, Chitimacha, interprètent leur condition entre résistance et abandon.

 

 

Mounana, les blessures invisibles

d’Eric Michel – France, 2019, 1h15

Depuis la fermeture de ses mines d’uranium, Mounana est tombé dans l’oubli. Au cœur de l’Afrique équatoriale, la nature, toute puissante sous ces latitudes, a balayé en quelques années les incroyables efforts déployés par l’homme pour la faire naître. Français et Gabonais ont en effet travaillé de concert pendant un demi-siècle pour exploiter le sous-sol, convaincus qu’ils œuvraient pour l’avenir. Mais le cours du minerai a poussé les Français à arrêter l’exploitation du site et aujourd’hui, les habitants livrés à eux-mêmes dans les vestiges industriels qu’on dit pollués, doivent redoubler d’efforts pour se construire des perspectives d’avenir et vivre avec dignité malgré le poids de l’héritage…

 

Là où vivent les fantômes

de Lucie Bénichou – France, 2019,20min

Un village abandonné des pouvoirs publics s’ouvre au champ des possibles : projets d’architectes, rêves d’habitant.e.s, fantasmes d’urbexers… La réalisatrice traverse ce lieu aux images multiples, où les perceptions se croisent sans se rencontrer. Le « village fantôme » comme une toile blanche où s’engouffrent les imaginaires, le « village fantôme » comme réalité concrète pour les habitant.e.s, quel réel racontent les images ?

 

Porta luntanu la vista 

de Michel Ristori – France, 2017, 57min

Une époque : l’après-guerre jusqu’à aujourd’hui. Un lieu un village : Antisanti, les hommes et les femmes qui y vivent. Des modes de  vie qui ont duré longtemps. Il est nécessaire  de ne pas les oublier. C’est un film documentaire sociologique et économique, sur la mémoire, patrimonial. Antisanti est  un village de montagne situé à 700 m d’altitude. Les maisons  posées sur une longue crête sont construites le long d’une rue principale. Il domine la plaine orientale et les massifs montagneux  de la Corse. Qui ininguernu  vivent environ 120 habitants. 

 

 

Loups et moutons : des solutions ?

de Axel Falguier – France, 2019, 54 min

Une enquête objective et dépassionnée sur la protection des troupeaux de brebis face au loup. Un film indépendant de 54 minutes qui nous emmène au cœur des alpages à la rencontre de plusieurs spécialistes pour faire la lumière sur cette épineuse question de société. A travers ces témoignages, ce beau film dresse un état des lieux honnête de l’impact du loup sur les troupeaux, il présente les moyens de protection actuels et leurs difficultés de mise en oeuvre et propose enfin des pistes de réflexion devant aider à la cohabitation entre loup et élevage.

 

Un lien qui nous élève

de Oliver DickinsonFrance, 2019, 1h28

Dès 1850, la loi Grammont punissait les mauvais traitements à nos compagnons sans mots. Mais, à ce jour, le paysage de l’élevage français a surtout pris la forme de porcheries-usines, de stabulations surpeuplées, de fermes industrielles robotisées… Heureusement, Laure, Nicolas, Annabelle et leurs collègues éleveurs choisissent une autre voie pour offrir une existence plus digne à leurs animaux, du début à la fin. Et leurs efforts sont récompensés par le lien qu’ils tissent avec leurs bêtes. Un lien qui nous élève tous.

La tribu des quatre vagues 

de Jonathan Bougard  – Polynésie Française, 2019, 26 min

Tatak ng apat na alon tribe, plus connue en anglais comme Mark of the four wawes tribe signifie la tribu des quatre vagues. Constitué d’un peu plus de 150 membres, ce collectif basé à Los Angeles popularise le tatouage traditionnel philippin de par le monde. A sa tête depuis plus de vingt ans, on trouve le fameux artiste Elle Festin et sa femme, Zelle Festin

 

Rebelle de la science

de  David Deroy – Belgique, 2017, 1h01

Bernard Heuvelmans, père de la cryptozoologie, a passé sa vie à traquer les bêtes inconnues de la science. Portrait d’un scientifique passionné, également écrivain et chanteur de jazz, qui a inspiré Bob Morane et le yéti de Tintin au Tibet.

Samaritain

de Julien Menanteau – France, 2018, 51min

Les Samaritains forment une minorité unique au Proche-Orient. Seuls détenteurs de la double nationalité israélo-palestinienne, ce peuple de seulement 780 individus est au bord de l’extinction. À l’écart d’un conflit sans fin, la communauté paye son isolement au prix fort. La volonté farouche de garder leur lignée pure a conduit l’ensemble des Samaritains dans une impasse. Le taux de consanguinité y est l’un des plus élevés de l’humanité. Un individu sur quatre est atteint de handicaps. S’ils veulent survivre, les Samaritains sont dans l’obligation de se réinventer. En Cisjordanie, sur les hauteurs de Naplouse, Abdallah Cohen, petit fils du grand prêtre, fait partie de ces jeunes qui n’en peuvent plus. Plus diplômée, ultra connectée, cette nouvelle génération rêve d’évasion…

Je n’aime plus la mer 

de Idriss Gabel – Belgique, 201, 1h08

Ils viennent d’Afghanistan, d’Irak, de Syrie ou d’Erythrée où ils ont fui la guerre et les persécutions. Propulsés sur les routes, ces enfants de l’exil ont dû faire face, malgré leur jeune âge, à de multiples dangers pour rejoindre l’Europe. Tous ont un point commun : ils n’aiment plus ni la forêt, ni la montagne, ni la mer…

Incertains voyages

de Anne de Giafferri – France, 2019, 52min 

Ils viennent du Mali, d’Albanie, de Tunisie, de Gambie ou de Guinée. Isabelle, Ervin, Mohamed, Hery et Elhadj ont fait un tumultueux voyage jusqu’en Corse. Placés dans les structures d’accueil de l’Aide Sociale à l’Enfance, ces jeunes migrants appelés MNA (mineurs non accompagnés) apprennent à se reconstruire. Leur vie prend des allures de compte à rebours car à leur majorité, ils devront être autonomes avec des papiers, un travail et un logement pour éviter l’expulsion. Entre difficulté d’intégration, solitude et résilience, « Incertains voyages » nous plonge au cœur de leur intimité, entre les murs du foyer ou de leur famille d’accueil.